Bonjour Edgar peux-tu te présenter ?

Bonjour je m’appelle Edgar Dentz, j’ai 21 ans, je suis handballeur professionnel à Grand Nancy Métropole Handball et j’ai signé 3 ans au club de Chartres.  

Comment es-tu arrivé dans le handball ? 

J’ai commencé le handball à 3 ans et demi, nous sommes une famille d’handballeur. Mon père a été handballeur et désormais arbitre, mon frère est aussi handballeur à Cernay et ma maman est notre première supportrice. Le handball est réellement une histoire de famille, je suis né avec un ballon dans les mains. 

Peux tu nous raconter ton parcours ? 

J’ai commencé le handball à l’ASCA qui a fusionné avec Mulhouse, j’y suis resté de nombreuses années, j’ai notamment joué en -18 championnat de France. Puis je suis parti 1 an a Cernay en National 1 avant de rejoindre le centre de formation de Chambéry durant 1 an et demi. J’ai signé mon premier contrat pro au Cavigal Nice où je suis resté 6 mois. Enfin j’ai signé au Grand Nancy 1 an et pour les 3 prochaines saisons je serai à Chartres. 

Toi qui est Alsacien et qui a évolué à Cernay, premier club de Thierry Omeyer peux tu nous parler de lui ?

Omeyer c’est une légende, meilleur joueur de tout les temps, il a prouvé sur le terrain, en dehors. C’est le parcours rêvé de tout les handballeurs. 

Un mot sur le handball alsacien ? Car de nombreux joueurs professionnel viennent de cette région.
C’est une terre de handball seulement aujourd’hui on a du mal à retrouver le haut niveau je n’ai pas peur pour cette région notamment avec la fusion Sélestat et l’ESSAHB qui va se faire plus vite que prévu, c’est un petit passage à vide. 

Tu évolues au poste de pivot, tu tires régulièrement les 7m et de ce fait tu inscris beaucoup de buts, quels sont tes qualités principales ? 

C’est plutôt à mes entraineurs, mes coéquipiers et mes adversaires de le dire, les 7 mètres c’est du 50-50 c’est le mental, c’est dans la tête. Je suis quelqu’un qui a la dalle, je me suis fixé des objectifs et je ferai tout pour y arriver. Je ne suis pas le plus élégant mais je donnerai toujours coeur et âme pour venir au bout des équipes adversaires.

Comment s’est déroulé ta saison ? 

Plutôt bien à l’image de notre classement, cela c’est très bien passé, nous avons fais une très bonne partie de saison après nous avons été écumé par les blessures, c’est le handball nous avons un effectif plus réduit que les autres mais à l’image de notre classement ça reste une très bonne saison. 

As tu un sentiment d’inachevé au Grand Nancy, notamment à cause de ta blessure ?

C’est une énorme frustration ! De rater une demi finale de coupe de France ! C’est quelque chose de très beau, ce n’était pas l’objectif, mais cela fait une ligne en plus sur le CV et puis participer et aider les copains aurait été fantastique. Le plus frustrant c’est les plays-offs je défendais en numéro 3, j’étais deuxième pivot d’attaque et je pense qu’une rotation en plus aurait fais beaucoup de bien. Mais c’est la dure loi du sport, on ne choisit pas les blessures. 

Comment se déroulait la rotation avec José Kosta ? Tu t’entendais bien avec lui ? 

José Kosta c’est plus qu’un coéquipier, c’est un très bon ami c’est un super mec avec qui on a construit une bonne relation. Il m’a beaucoup appris notamment sur les glissements car je suis plus un pivot de position, il m’a beaucoup appris, même transmis je dirai. Très bonne relation, ça se voyait sur le terrain, il y a avait une rivalité très saine.  

Pourquoi avoir fais le choix de partir à Chartres ? 

En novembre, j’ai donné mon accord de signer à Nancy et puis il y a eu le choix de l’entraineur je faisais parti de ses plans mais pas dans les mêmes conditions que j’avais vu avec le président. Il y a eu la belle opportunité de Chartes, le meilleur que l’on m’ait proposé. La possibilité de jouer en Lidl Starligue n’était pas négligeable. 

Quels ont été les mots du coach ? 

Je n’ai pas traité avec le coach j’ai parlé avec Raphaël Geslan et le président, Philippe Besson. La première approche c’était avec mon agent, François Xavier Houlet qui m’en a informé et puis c’était une piste parmi tant d’autres. Dès que j’ai fait le souhait de ne pas continuer avec Nancy, j’ai repris contact avec Chartres je faisais l’objet de leur recrue principal. Nous sommes arrivés à un accord plus que convenable et je suis vraiment pressé de commencer avec eux.

Est ce que tu t’es fixé des objectifs précis à Chartres ? 

Je ne vais pas parler de buts car on fait un sport collectif. L’objectif c’est le maintient pour le club et aussi pour nous les joueurs car jouer à un niveau supérieur c’est beaucoup mieux. Après j’aimerai me transformer physiquement et apprendre beaucoup au côté de Youcef Ben Ali, qui est un pivot de classe mondiale. Le plus important c’est travailler, travailler et encore travailler. 

Est ce que tu arrives à Chartres en terre inconnu ou tu connais déjà quelques joueurs ? 

J’arrive en terre inconnue, j’ai eu la chance de voir William Benezit et Youcef Ben Ali à la remise des trophées LNH, nous avons discuté, ça c’est super bien passé. Après je n’ai pas peur, j’ai réussi à m’adapter dans les différents clubs ou j’ai pu aller donc je n’ai pas peur pour ça. Nous sommes tous des handballeurs, c’est une grande famille. 

Le fait de voyager, de changer de club tu n’as aucun problème d’adaptation ?
Je suis au début de ma carrière, j’ai toujours signé des contrats de 1 an, c’est le sport. Mais je ne vais pas me plaindre, je grimpe les échelons, je suis passé de centre de formation, à D2 à Nice puis à Nancy où j’ai encore grimpé un échelon et là un très grand échelon en signant à Chartes en D1. Si cette évolution continue comme ça, ça me plait, mais trouver une stabilité de 3 ans à Chartres fait énormément de bien. 

Tu as goûté à l’Équipe de France jeune, cela reste un objectif d’y retourner ? 

L’Équipe de France c’est dans le coin de la tête de tout le monde. Il ne faut pas se voiler la face quand tu vois des mecs comme Fabregas, Karabatic, Tournat, Sorhaindo, il y en a plein d’autre devant moi, c’est pour ça avant tout c’est un rêve mais il faut travailler pour y accéder. Après on voit Yann Genty, première sélection à 37 ans, comme quoi ce n’est jamais fini.

A ton poste la concurrence est assez rude en équipe de France avec des joueurs habitués de la Lidl Starligue, penses tu que Chartres peux te permettre de renfiler le maillot bleu ? 

Directement je te dirai non, avec les mecs qu’il y a devant, il faut se rendre compte de l’importance qu’ils ont en club et aussi en sélection. Et puis le pivot fait parti d’un projet de jeu, il faut un pivot performant, c’est un pilier, le jeu autour du pivot en règle générale. Gratter un stage, par miracle, si je travaille comme un fou et si il y a des blessés, pourquoi pas. Après on ne sait jamais, si il y a un déclic, ce n’est pas mon objectif, je veux qu’on maintienne le club et que je devienne encore plus fort physiquement. 

Qu’est ce que nous pouvons te souhaiter pour la suite de ta carrière ? 

Et bien, que je revienne en forme et que je ne me blesse plus, je vais bientôt pouvoir reprendre le sport. une très bonne carrière individuelle et collective afin de gagner plein de titres.

Propos recueillis par : Deslangles Lucas / Handfacts

Photos : Christophe Devoitine et Deslangles Lucas / Handfacts

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *