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Comme vous avez pu le voir durant le mois de juin, Handfacts et les Stages Thierry Omeyer ont signé un partenariat. Aujourd’hui, nous vous présentons le premier article d’une longue série d’une collaboration commune entre les Stages Thierry Omeyer et Handfacts.

A l’occasion de la deuxième édition des Stages Thierry Omeyer à la Maison du Handball à Créteil, nous allons retrouver sur Handfacts deux protagonistes de la première édition.

Il s’agit de Sofya Moret, une jeune handballeuse déterminée et ambitieuse pour progresser dans son sport, et de Mérième Chehida, alias « Mimi », animatrice lors de la semaine d’avril 2019. Elle possède un parcours professionnel exemplaire et un mental d’acier, qui lui a permis de pouvoir fréquenter les plus grands comme Marie Jo Pérec, légende du sport Français , Rafael Nadal et bien évidement La Légende des Légendes Thierry Omeyer

Pouvez vous présenter et présenter votre parcours dans le handball ? 

Sofya : Je m’appelle Sofya, j’ai 15 ans, je suis née en Russie mais je viens de Genève. Je joue dans le club Chênois Genève Handball en moins de 18 ans. J’ai également fait partie de l’équipe de sélection de la Romandie. Ça va faire 4 ans j’ai commencé le hand grâce à un tournoi avec l’école, j’ai accroché plus qu’à n’importe quel autre sport avant d’intégrer mon club actuel. 

Mérième :Bonjour, je m’appelle Mérième Chehida, j’ai 35 ans, je suis consultante en événement sportif. Je suis repérée pour mes qualités physiques dès la 6ème ma prof d’EPS me prend sous son aile et me transmet sa passion du sport et notamment son amour du Handball. Dans un premier temps je jouais à l’aile gauche, j’intègre mon premier club à  Aubergenville  dans un niveau régional. Puis je vais découvrir le poste de gardienne que je ne vais jamais quitter. Un passage à Gargenville en passant par Mantes la Jolie N2 avant de quitter la région Parisienne pour quelques années à Lyon où je vais évoluer en N1 et D2. La récompense de nombreux sacrifices que j’ai dû faire, un bref passage à Metz mais le bonheur sera de courte durée. Car un arrêt suite à un cancer je suis privée de mon rêve de percer davantage dans mon sport. Mimi la handballeuse volontaire, généreuse avec un esprit d’équipe exemplaire que j’ai pu être a eu du mal à se remettre de cette épreuve qui m’a valu plus de 2 ans d’arrêt. À la suite de cette épreuve, j’ai poursuivi dans le hand mais avec une ambition différente. C’est pourquoi je me suis tournée vers l’encadrement des jeunes. Pour revenir à mes premiers amours, je me suis lancée dans l’événementiel sportif. Aujourd’hui je supervise tous sports confondus les plus grands événements en France. Exemple Ryder Cup, Roland Garros, Coupe du monde Féminine de foot, Tour de France, Marathon de Paris …

Comment vous décririez vous ?  Quels sont vos atouts ? Physique ? Technique ? Et pourquoi ? 

Je joue beaucoup plus sur la force, en défense surtout. Je ne suis pas vraiment une joueuse technique car je n’ai pas une très bonne vision du jeu, la raison pour laquelle je ne suis pas demi centre

Je pense que mes atouts étaient le placement dans les cages, la souplesse et surtout la lecture de jeu. Car dotée d’une bonne capacité d’analyse, j’ai travaillé avec acharnement pour posséder le plus de qualité possible.

Qu’est ce qu’il vous plait le plus à vos postes ?

Je joue arrière droite en tant que droitière. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Comme tout le monde sans doute j’ai touché à tout les postes mais c’est là que j’arrive le mieux à jouer, par habitude sans doute. J’aime beaucoup ce poste car en soit il offre une possibilité de jeu comme avec l’aile, comme avec le pivot et le demi. De plus, c’est la base arrière, c’est un poste important, et l’équipe compte dessus. 

Ce qu’il me plait le plus dans le poste de gardien de but c’est que tu es comme un chef d’orchestre de la défense, tu dois guider ton équipe et en plus de cela tu es le dernier rempart.

Et au contraire, la chose qui vous correspond le moins ? Que vous savez que vous devez travailler ou qui a pu par le passer vous posez problèmes ? 

La chose qui me pose problème personnellement se sont les tires à 9 mètres, j’ai peur de m’engager et surtout je ne sais pas quand le faire. C’est pour ça je vais jouer sur les 1 contre1 ou les petits kung-fu avec l’aile..  

J’ai toujours besoin d’être dans l’action. A cette époque il n’y a pas toujours eu d’entrainements spécifiques pour les gardiens, qui je pense est essentiel pour faire ses gammes afin d’en faire des automatismes vu la spécificité du poste.

Dans le handball, la chose qui vous provoque le plus de sensation ? 

Ce sont les matchs bien évidemment. Après une défaite, la haine d’avoir fait un mauvais match, de ne pas avoir su défendre comme il fallait et pas avoir cadrer les tirs.. Ça met la rage pour la semaine à venir, annonçant qu’il faudra travailler encore plus. Après une victoire, la satisfaction du devoir accompli, le fait d’avoir su mettre en place les consignes du coach, et les +2 points qui font bouger le classement du groupe. Mais après il y a aussi tout les fou rire avec l’équipe, les bons souvenirs.. Aimer le hand c’est se sentir comme chez soi, dans la salle d’entraînement ou sur le terrain et comme avec sa famille dans son équipe. 

Les entrées sur le terrain, ainsi que les 5 premières minutes de jeu car c’est une bataille avec la gardienne adverse pour prendre l’ascendant sur le match. De commencer un match avec directement des arrêts pour prendre de l’avance au score et continuer cette bataille avec la gardienne adverse.
Mais aussi, les fins de matchs aux scores serrés, la pression monte c’est là où tu sais que ton équipe compte sur toi, c’est un « kiff » d’adrénaline.

Des adjectifs pour vous décrire sur un terrain de handball ? 

Agressive, passionnée, concentrée, excitée… ça dépend des matchs.

Guerrière, battante, toujours la rage de vaincre, mais aussi la joie de vivre sur un terrain.

Quels sont les meilleurs souvenirs sur un terrain de handball ? 

Il y en a eu tellement… il y a les deux tournois internationaux qu’on a fait avec le club en Italie et en Slovénie. Nous avons joué contre des équipes du monde entier. Nous avons vu des matchs incroyables, ça change de notre petite Suisse qui fait la taille d’un département français.. .Bien sûr les stages Thierry Omeyer, de loin les meilleurs moments ! 

Tous ! Il est vraiment difficile d’en choisir seulement un. Quand je me retrouvais sur un terrain de hand, j’étais dans ma bulle, j’oubliais tout ce qu’il se passait autour de moi, j’étais vraiment focus sur le match.

Pourquoi les Stages Thierry Omeyer ?

Ça a été un pur hasard, la première fois m’a beaucoup plu et la deuxième fois, en avril 2019 à la Maison du Handball, c’était je pense le stage de ma vie. 

Les Stages Thierry Omeyer ? Parce que c’est LE Meilleur Joueur du Monde c’est une légende. Puis pour moi qui était gardienne de but c’est un privilège que de pouvoir transmettre notre passion commune en son nom. Puis le stage se passe à la Maison du Handball. C’est vraiment comme un rêve de gosse. C’est une évidence, un honneur.

Racontez moi votre plus beau souvenir avec Thierry Omeyer ? Où une chose qui vous a marqué ? 

J’avais défié Titi au chi-fu-mi et il m’a battu, déjà la c’était drôle. Bien sur, Lucas le photographe a pris ce moment en photo afin que je puisse garder un souvenir de ce moment mémorable.

J’ai été bercée par les handballeuses de la génération 2003 avec par exemple, Nodjialem Myaro et Valérie Nicolas,  son homologue féminine. 

C’était l’époque où il était en binôme avec le grand, l’immense Bruno Martini ce duo m’a fait découvrir le poste, leur rage était communicative, leurs exploits m’ont fait rêver, ce sont mes modèles.
Après mon plus beau souvenir avec Thierry Omeyer, je pense que c’était en avril 2019, lors de ses stages à la Maison Du Handball. J’ai eu la chance de pouvoir animer une séance de  spécifique gardien de but avec lui pour les jeunes stagiaires.
Thierry est tel qu’on le voit derrière l’écran , il est engagé, heureux de transmettre il reste le même sur le terrain et en dehors.

Propos recueillis par Lucas Deslangles

Photos : Lucas Deslangles, Stages Thierry Omeyer

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