Florian Gautier âgé de 24 ans fait sa place dans le secteur de l’audio-visuel grâce à son concept décalé et apprécié de nombreux sportifs. Aujourd’hui, il travaille notamment avec Eurosport et Made In Hand. C’est ce vendredi 1er mai que « Deux nuits avec » fête son troisième anniversaire, alors souhaitons lui un joyeux anniversaire !

Bonjour Florian, peux tu te présenter ? ( études, métier, quel rapport avec le sport … )
Je m’appelle Florian Gautier, j’ai 23 ans bientôt, 24 en janvier. Je viens de Paris. Dans le sport, j’ai fait 7 ans d’équitation quand j’étais petit et 8 ans d’athlétisme. Maintenant je joue au futsal pour le club de Paulista qui est à Clichy, notamment dirigé par David Luiz. Il nous entraîne quand il peut, quand il n’est pas en trêve international ou qu’il n’a pas de match.

Peux tu expliquer ton parcours dans le journalisme ?

 Je me suis intéressé très jeune au journalisme sportif puisqu’en 3ème. J’ai fait un stage avec Karl Olive l’ancien directeur des sports de Canal+ qui aujourd’hui est en politique, il est maire de Poissy en région parisienne. J’avais été son premier stagiaire, nous avons toujours gardé un excellent contact, il me faisait travailler de temps en temps, même étant plus jeune. C’est à partir de ce moment que j’ai voulu être journaliste sportif. 

Tu as fait quoi comme études pour en arriver là  ?

J’ai passé le BAC ES que j’ai eu avec la mention bien. Je suis directement parti en école de journalisme post-bac, à l’IUT Tours, il me semble qu’il était 6 ème au classement des écoles de journalisme. J’ai eu le DUT, mais je n’ai pas fait de 3ème année parce que ça ne m’a pas forcément plu.

Quels sont tes premières expériences dans le journalisme ? 

Je voulais travailler donc je suis parti en stage à Belgrade en Serbie pour l’AFP. Quand je suis rentré Karl Olive m’a contacté pour travailler en politique avec lui, j’ai accepté et j’ai travaillé 3 mois, j’ai arrêté car ce n’est pas forcément ce que je voulais faire. Je n’avais plus grand chose à faire, j’ai même passé le concours de l’AFP… que j’ai loupé et je me suis dis «  lance toi ! ». Depuis très longtemps je pensais faire ce concept et puis j’avais 20 ans, je me suis dis que si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferais jamais. Je me suis donné 3 ans pour en vivre, il s’avère qu‘au bout de 2 ans j’arrive à en vivre. 

Il y a maintenant trois ans, tu as créé ta chaîne YouTube « deux nuits avec » peux tu expliquer le projet ?  comment t’es venu l’idée ? 

Alors l’idée, je ne saurais vraiment pas l’expliquer j’ai juste toujours aimé les concepts décalés comme « J’irais dormir chez vous ». Ça me tentait bien d’incarner un programme parce que j’aime bien parler et je suis passionné de sport donc c’était à petit échelle un mixte entre  « J’irais dormir chez vous » et « Intérieur Sport » toute proportion gardée. J’aime bien parler donc j’ai trouvé ça marrant. Puis le défi de me dire « je vais aller dormir chez des sportifs ».

Logo de Deux Nuits Avec

De ce fait, comment as tu débuté ta carrière en « solitaire » dans le journalisme ? 

Je me suis lancé en créant un site internet où je me faisais la main en faisant des articles un peu décalés ou en tout cas parler de sujet comme géopolitique, d’histoire, à travers le sport. J’ai toujours aimé parler du sport sous un angle différent. Ce qui me concerne maintenant c’est uniquement la vidéo.  

Ça a été compliqué de mettre en oeuvre ce projet ? 

Beaucoup de rédactions m’avaient dit que c’était impossible mais je me disais que j’allais tout de même essayer et ça pouvait être marrant de montrer qu’on pouvait aller dormir chez un sportif, pour voir ce qu’ils peuvent faire. Pour les sportifs ça fait leur communication malgré que j’essaye d’avoir une approche journalistique, de les montrer sous un autre angle, de faire d’autres activités qui les sortent de leurs zones de conforts. 

Peux tu présenter les thématiques de tes émissions ? 

J’ai crée des « pastilles » comme on dit avec « le cadeau, je ramène »,  « la messagerie » en toute fin ou je laisse carte blanche aux sportifs pour délivrer le message qu’ils souhaitent, à qui ils veulent. Et la dernière que je fais depuis 2 épisodes : « la confession » : les sportifs racontent une anecdote qu’il n’a jamais raconté et une anecdote assez intéressante. 

18 400 abonnés sur YouTube, 5600 sur Instagram en deux ans, qu’est ce que tu en penses ? Pensais-tu réussir si vite ? 

C’est pas mal, sur Instagram c’est extrêmement difficile, vraiment c’est une galère. Sur youtube, oui c’est très bien. Après plus haut j’aurais aimé, l’idée c’est vraiment d’exploser cette année, ou d’ici deux ans. 

Justement, rencontres-tu quelques soucis avec ton concept et les réseaux sociaux ? 

Le problème c’est qu’il faut un budget pour gagner des followers, il faut être là constamment, il faut publier au moins une fois par semaine. Et moi je publie trop peu, là par exemple, ça fait 4 mois que je n’ai pas publié. Mais bon c’est une erreur de mon concept, si je ne peux pas tourner je ne vais pas inventer de vidéos, donc ce n’est pas très grave. L’idée ce n’est pas de percer sur Youtube, mais vraiment de me faire connaître grâce à mon projet et à ce concept. Et puis grâce à ça Lidl et Made in hand m’ont connu…

Beaucoup de footballeurs, Bozok, Jourdren, Laporte, Masuaku, Julien, un vrai défi de rentrer dans le quotidien des footballeurs qui, pourtant, n’ont pas l’habitude de trop se dévoiler ?  

Il y a beaucoup de footballeur donc j’ai réussi à en avoir beaucoup. Mais pour te donner une idée, j’ai fait 8 ans d’athlétisme et pourtant j’ai dû mal à rentrer dans ce sport, il y a très peu d’athlètes qui acceptent. Mais je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Je fais un max de footballeurs, il y en a plein en Europe et ils sont à fond dans leur communication. Ça reste des personnalités différentes, comme Bozok qui ont dit oui direct, Benezet qui fait son malin sur Twitter ( rires ). J’ai été étonné que Laporte accepte, car c’est une personne très réservé. Mais pour sa communication, il était vraiment content. 

Comme lu dans une interview, tu es toujours sur Ben Arfa et Meunier ? 

Toujours, Ben Arfa j’ai un bon contact avec une personne qui gère sa communication et qui aime mon projet, mais nous allons attendre qu’il trouve un club. Puis c’est très compliqué de faire quelque chose avec Ben Arfa. Thomas Meunier,  pareil j’ai des contacts, mais avec le PSG c’est une galère, donc je ne me concentre pas trop dessus pour le moment.

Comment contactes-tu les sportifs ? 

C’est très très dur d’avoir les sportifs directement à part sur les RS et encore très peu répondent, tu es toujours obligé de passer par quelqu’un. L’idée est de passé le moins possible par les clubs et les agents. Essayer de voir avec la famille, les copains, les agents d’images qui vont transmettre le message.

Aujourd’hui quel constat peux-tu faire ?

C’est très compliqué d’entrer en contact, maintenant la chance que j’ai, c’est que  plus je fais d’épisode, plus dans le milieu du sport ça commence à se faire connaitre. Chacun va en parler à un autre, les joueurs se disent, si lui l’a fait pourquoi pas moi. Après c’est toujours compliqué avec les agents et puis placé ça dans une saison c’est infernal mais petit à petit ça prend forme. 

Dans une interview tu nous parles de Kentin Mahé, peux tu nous raconter comment se sont fait les contacts ? 

Au début c’était vraiment du culot, c’est Kentin Mahé qui accepte de faire le premier épisode et je suis obligé de le remercier à chaque fois c’est lui qui me permet de montrer de montrer aux autres ce que ça peut donner. Kentin n’avait aucune idée, j’aurais pu faire n’importe quoi, ça aurait pu être une catastrophe et c’était très courageux de sa part d’avoir accepté. Je l’avais contacté par Facebook et il m’avait répondu, quand je lui ai demandé pourquoi il avait accepté il m’a dit qu’il aimait ce genre de concept et qu’il voulait me donner ma chance. Il est très dans l’art, la photographie, il aime tout ça, donc ça lui a parlé. 

Image tirée de la première vidéo de Florian Gautier avec Kentin Mahé

Tu peux nous raconter votre rencontre ? 

Ça c’est super bien passé. Il m’a fait vraiment un super accueil. À l’époque il était à Flensbourg, tout au nord de l’Allemagne. Il est venu jusqu‘a Hambourg me chercher en voiture à l’aéroport.  Il y avait sa compagne, Franziska, qui est super adorable. Elle parle allemand et français, donc quand Kentin était à l’entrainement, je pouvais discuter avec elle. 

Et le début de ton premier tournage du coup, c’était comment ? 

A l’époque, j’allumais déjà la caméra dès que j’arrivais ça tournait. Je ne le fais plus maintenant ! J’aime bien prendre mon temps, une soirée, une demi journée afin d’apprendre à les connaitre. Quand on commence à tourner on se connait déjà, c’est moins gênant. C’était mes débuts j’étais super stressé je prenais des anti-vomissant ( rires ) alors qu’il n’y avait pas lieu d’être.

Est ce qu’il y a quelque chose qui t’a marqué en Allemagne ? 

La salle d’entrainement, j’en ai même reparlé avec d’autres handballeurs. En Allemagne, c’est des gros clubs. De plus, c’est un grand pays de hand, mais certain club s’entrainent dans des gymnases d’école. Ils passent après les scolaires alors que ça reste des clubs pro.  

Tu es toujours en contact avec Kentin Mahé ? 

Oui, il est blessé, en convalescence à la Maison du Handball à Créteil. Je vais surement aller le voir. C’est vrai que ça fait 2 ans que nous nous sommes pas vu, mais nous avons vraiment gardé un super contact. Nous nous parlons régulièrement. 

Made in Hand, site d’actualité sur le handball français en plein développement de ses réseaux sociaux, ouverture récente d’un compte Instagram, apporte du contenu vidéo ( interview ou autres ) et font appel à toi, comment se sont faits les premiers contacts et explique nous en quoi consiste votre collaboration ? 

Je suis un prestataire, je fais du contenu vidéo et ils me rémunèrent. Ils m’ont dit qu’ils aiment bien le concept. Ils souhaitaient que j’incarne un programme pour eu , mais sur une journée pur pas que ça soit trop long. Nous avons commencé travaillé sur les profils des joueurs à aller voir. Puis j’ai été contacté les différents handballeurs

Lors d'un tournage pour Made In Hand

Tu peux nous présenter ton travail en détail avec Made In Hand ?

Enfaite, j’ai été contacté au mois de juillet par Made in Hand, support internet de Lidl qui sponsorise la Ligue de Hand qui voulait un contenu original pour continuer de promouvoir le handball français. L’objectif est de faire 7 épisodes, et de faire découvrir 7 personnalités différentes qui permettent de représenter le handball.  Des jeunes prometteurs comme Noah Gaudin, des stars comme Luka et Niko. J’ai aussi fait Johan Boisedu qui à 40 ans, il a fait 8 ans au Qatar, et au Koweït. C’est des profils très variées qui mettent en valeur le handball français. 

As tu une réelle envie de t’implanter dans le handball ? 

Oui et non, mais je vais quand même faire quelques handballeurs et handballeuses pour Deux Nuits Avec. Il me reste encore pas mal d’épisode avec Made in Hand. Mais ce n’est pas une priorité de focaliser sur le handball pour Deux Nuits Avec.  Je ne suis pas du tout dans le handball à la base, j’y connais rien, j’en ai jamais fait à part l’école. Mais c’est vraiment les sportifs avec qui j’adore tourner. Ils sont tous sympa, il y a une sympathie dans le hand. Ils renvoient vraiment une bonne image avec tout leurs titres. Les deux Karabatic font un peu bourru et réservé, ils font que de parler, Luka ne s’arrêtait pas, ils sont vraiment géniaux. Il y a une très belle communauté en France, ils sont vraiment très bien suivis. 

Vous pouvez retrouver ses réseaux sociaux ici : Twitter / Facebook / Instagram / Youtube

Propos recueillis par Lucas Deslangles / Handfacts

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