Méconnaissable lors de la première période, Nantes est parvenu à inverser la tendance au retour des vestiaires et finira par s’imposer de quatre longueurs. (21-25)

Deuxième journée de Liqui Moly Starligue et première victoire pour les Nantais, après un revers la semaine passé chez son voisin Cessonnais. En revanche, l’USDK vit un début de saison compliqué, avec deux défaites en autant de rencontre. Le Stade des Flandres a longtemps pu espérer une victoire de son équipe. Un match qui démarrait idéalement bien, pour des Dunkerquois organisés et efficaces. Néanmoins, venir faire douter cette équipe de Nantes, n’est pas une mince affaire, pourtant, pendant 30 minutes, les Lions signaient une prestation convaincante. (13-9 MT)

Après une première mi-temps courageuse, musclée et appliquée, les hommes de Patrick Cazal sont retombés dans leurs travers. « Nous avons été battus par un adversaire, qui nous est, logiquement supérieur » reconnait le coach nordiste, avant d’ajouter « sur cette deuxième mi-temps, Nantes a su muscler son jeu et garder de la sérénité. Là ou nous, n’avons pas su rester avec ces 4 buts d’avance à la mi-temps. Extinction des feux dans le secteur offensif. » Pourtant bien engagé avec un Samir Bellahcene des grands soirs, auteur de 9 arrêts et 36% d’efficacité à la mi-temps, Dunkerque perd pied et voit logiquement revenir le H.

Samir Bellahcene n’a malheureusement pas pu empêcher la défaite des siens. Photo Lucas Deslangles/Handfacts

Un retour des vestiaires fatidique, Nantes déroule

Cependant, après une seconde période bien différente, le cauchemar de la semaine passée à Cesson avait bel et bien refait surface. « On a essayé de trouver une réaction, nous avons joué avec beaucoup de peur. Le match de la semaine dernière, nous a fait mal. » souffle Entrerrios en conférence de presse. Très calme sur son banc, il s’en remettait à un jeu collectif. Ce qui permet à son équipe de prendre l’avantage rapidement lors du second acte.

Alberto Entrerrios, le coach Nantais. Photo Lucas Deslangles/Handfacts

Qu’a-t-il pu bien se passer pour l’USDK, en deuxième période ? Avec, un Emil Nielsen en feu puis très peu d’échecs au tir alors que Dylan Garain, tant bien que mal, venait se heurter au portier danois. Le message a été clair dans le vestiaire nantais : « Jouer ! ». Discret sur le discours qu’il a tenu dans le vestiaire, la réaction quant à elle n’a pas manqué de discrétion. En effet, dès l’entame des trente dernières minutes, le nantais réussissaient tout ce qu’ils entreprenaient aussi bien offensivement, que défensivement. Dunkerque, absent au retour des vestiaires, se voit infliger un 7-0 en 9 minutes.

Le club nordiste pourra nourrir des regrets sur cette rencontre. De plus, pour le retour du public, on ne peut pas dire qu’il manquait de volonté et d’engagement. Ce soir, l’USDK s’est frotté « à une équipe qui frôle le Graal depuis 3 saisons en Ligue des Champions » rétorque Cazal. Point noir de la soirée pour le HBC Nantes, Alexandre Cavalcanti a été touché au mollet. Il va devoir passer des examens pour confirmer la gravité de la blessure.

Lucas Deslangles