Pas de finale pour les Bleus

Pas de finale pour les Bleus

Victorieuse au bout du suspense de la Hongrie après prolongations mercredi (35-32), les Bleus avaient l’opportunité de se hisser une nouvelle fois en finale d’un Mondial ce vendredi. Pour ça, il fallait se défaire de la Suède mais les Bleus n’ont jamais trouvé la solution et s’inclinent logiquement (32-26).

L’équipe de France a abordé ce championnat du monde égyptien avec une confiance au plus bas. Un an après un Euro raté et terminé prématurément, une crise sanitaire ne permettant pas de se réunir pour tirer les leçons de cette compétition et deux matches de qualification au prochain tournoi européen sans victoire face à la Serbie, les Bleus tombent donc en demi-finale face à une jeune et prometteuse équipe de Suède. Au vu de tous les évènements précités auxquels on peut ajouter l’absence de son maître à jouer, Nikola Karabatic, victime d’une rupture des ligaments croisés, c’est un résultat inespéré.

Le début de ce mondial et des victoires acquises aux dépens de la Norvège et du Portugal notamment laissaient augurer des plus beaux auspices et pouvaient laisser penser que cette équipe pouvait conquérir le titre. Mais il y a également eu cette prestation brouillonne contre l’Algérie, un jeu parfois hésitant les deux extrémités du temps règlementaire absolument pas maîtrisées face à la Hongrie en quart de finale. Certes, la victoire a, à chaque fois été au rendez-vous mais on sentait cette équipe sur le fil du rasoir et même si son coach, Guillaume Gille semblait serein et indiquait que ce groupe montait en puissance, on ne l’a jamais senti avoir défini un plan de jeu clair avec des plans alternatifs en fonction des évènements.

Et ce vendredi, face à une formation suédoise décomplexée, les partenaires de Mickaël Guigou, privés de Luka Karabatic et Timothé N’Guessan, en pleine confiance depuis deux matches, n’ont jamais trouvé le bon rythme des deux cotés du terrain. Les gardiens, Vincent Gérard et Yann Genty n’ont jamais trouvé la parade face aux Scandinaves, ne permettant pas aux Tricolores d’inscrire des buts en contre-attaque et de se simplifier la tâche. Et ce, d’autant que des tauliers tels que Valentin Porte et Kentin Mahé se trouvaient en échec face à un Andreas Pallicka en chaleur, à l’image de sa magistrale parade au buzzer du premier acte permettant à ses coéquipiers de rejoindre les vestiaires avec trois buts d’avance (16-13). La seconde période sera du même acabit même si les Bleus sont revenus à un but (16-17, 34e). La suite n’a ressemblé qu’à une lente agonie d’un collectif qui semblait manquer d’énergie. Les maladresses s’enchaînent, caractérisé par l’exclusion définitive d’Adrien Di Panda pour un coup au visage. La France aura tout de même l’occasion de glaner une médaille de bronze dimanche (14 h 30) face au perdant de l’autre demi-finale opposant le Danemark et l’Espagne. Après, il sera temps de se poser les bonnes questions pour préparer au mieux le tournoi de qualification aux Jeux Olympiques.

Alexandre BUR

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