Auteur d’une bonne entrée en seconde période, le gardien des Septors, Valentin Kieffer a éteint la JS Cherbourg en toute fin de rencontre. Dans un match étriqué où le suspens a régné, tout s’est joué dans le money-time. Retour sur la rencontre avec Valentin Kieffer.

Ça été compliqué, la victoire a mis du temps à se dessiner, qu’est ce qui a penché en votre faveur ?

Dans ce genre de match, c’est très compliqué de pouvoir le dire, tout peut se passer. C’était vraiment tendu, on arrive à faire le trou à mettre +3, +4 et ils reviennent dans le match et passent à +2. Émotionnellement, c’était vraiment difficile. Après, sur l’ensemble de la rencontre, je pense qu’on ne démérite pas, nous étions devant la quasiment tout le match. Cherbourg a fait très un bon match, ils n’ont rien lâché pendant 60 minutes. Nous avons peut-être eu un supplément d’âme. Nous étions vraiment à fond sur cet objectif.

Une équipe de Cherbourg, très accrocheuse, mais est-ce que le contexte « Final 4 » et Maison du Handball, change d’une manière ou d’une autres les équipes ?

Sur un Final 4, tout peut se passer ! C’est tellement différent de la saison régulière, c’est une nouvelle compétition et j’adore, il y a beaucoup de tension, on peut les battre, ils peuvent nous battre, tout est possible. La deuxième demi-finale est aussi incroyable, après notre match, le gagnant savait qu’il monterait directement en Lidl Starligue. Ce sont vraiment des matchs à enjeux. L’adrénaline nous anime vraiment, nous sommes tous content de se retrouver pour un Final 4 à la Maison du Handball.

Concernant ta prestation, 4/9 en 12 minutes, tu as grandement participé à cette victoire…

Oui, c’est bien. Après je touche un ballon, que j’aurais dû arrêter. Je suis très content parce que ce sont des moments qui sont vraiment très important. Puis c’est pas facile, il faut rentrer et être chaud directement, surtout que je commence avec deux buts coup sur coup à l’aile. Une fois que le premier arrêt est fait, ça va tout de suite mieux. Mais c’est vrai que c’était compliqué, de rentrer dans le money-time, il y a toujours beaucoup d’attente.

Aujourd’hui, vous allez jouer le Grand Nancy, c’était l’adversaire espéré ?

Comme je disais, sur une finale tout peut se passer, tout est possible. Que ça soit Pontault ou Nancy, en phase régulière ce sont deux équipes qui nous avait vraiment accroché. Pour te dire, nous avions perdu contre Pontault. Nancy, l’avantage c’est que nous avions gagné deux fois contre eux. Mais maintenant, c’est une finale, nous ne sommes pas arrivés là pour perdre contre Nancy.

Valentin Kieffer célébrant la victoire avec les supporters de Saran. Photo : Lucas Deslangles/ Handfacts
C’est aussi ton dernier match avec Saran, tu pars rejoindre Dunkerque à partir de juillet, quel bilan peux-tu tirer de cette aventure dans le Loiret ?

J’ai beaucoup évolué durant ces deux saisons, notamment sur le plan humain. Dans le sport aussi, évidement, ce sont vraiment deux belles années. J’ai eu la chance de faire parti d’un super groupe, le club est génial, il y a une très bonne ambiance. Je vais vraiment retenir l’esprit de groupe. Je me suis fait énormément d’amis et finir sur un titre ça serait ce qu’il pourrait m’arriver de mieux.

Lucas Deslangles, à la Maison du Handball