Ce mercredi Metz Handball se déplaçait à Budapest afin de disputer un de ses matches en retard de Ligue des champions et consolider sa deuxième place dans la poule. Mais les choses ne se sont pas passées comme espérées et les Jaunes et Bleus s’inclinent de deux buts (32-30) et se compliquent la tâche.

On savait que ce mois de janvier serait semé d’embûches et pas forcément simple à gérer. Tout juste digéré le succès face à Krim Ljubljana samedi (22-26), qu’il fallait se rendre à Budapest pour continuer à espérer se qualifier directement pour les quarts de finale de la Ligue des champions. On savait que cet enchaînement de matches allait puiser dans les réserves de l’effectif messins. Et pour ne rien arranger, Metz Handball a couru après le score près de cinquante minutes pour finalement s’incliner de deux buts (32-30) . Pas l’idéal pour apaiser le corps et l’esprit.

D’ordinaire, le handball français, et le club mosellan fondent leurs succès sur des bases défensives solides. Les victoires acquises dernièrement face à Rostov et Ljubljana l’ont été grâce à une défense et des gardiennes presque infranchissables. Comme cela arrive quelque soit l’activité, il faut dire que dans ce domaine, c’était un jour sans. Dans la lignée de ses performances de haut vol, Hatadou Sako a bien tenté de tenir sa formation à flots mais rien n’y a fait. Les trois buts de retard à la pause (18-15) se sont révélés rédhibitoires.  

Pourtant, Méline Nocandy et Orlane Kanor ont tout tenté pour forcer le verrou magyar. Les deux arrières internationales tricolores ont respectivement inscrit 8 et 6 buts. Mais ces rencontres européennes se jouent sur des détails et les temps forts doivent être concrétisés. Il se trouve qu’en ce début de soirée, les championnes de France ont laissé échapper quatre jets de sept mètres, mal relativement récurrent cette saison, se sont précipitées, manquant par moment de lucidité. Pourtant, au milieu du second acte on sentait, et en premier lieu Manu Mayonnade le technicien messin, qu’un retournement de situation était largement possible en jouant son jeu habituel. Et ce malgré un arbitrage multipliant les exclusions temporaires. Mais il n’en fut rien. Metz s’incline et devra réagir immédiatement lors du match retour aux Arènes dimanche prochain (16 h).

Alexandre BUR

Photo Lucas Deslangles