Pour le compte de la première journée de Ligue Butagaz Énergie, Metz Handball recevait l’ES Besançon. Celui de Sebastien Mizoule et non plus de l’emblématique Raphaëlle Tervel. Dans ce « Clasico » du championnat, Emmanuel Mayonnade et son équipe se sont imposés 33-24.

Le retour du championnat, avec du public, on l’attendait. Le spectacle aussi. Cette première affiche de Ligue Butagaz Énergie à bel et bien tenu toutes ses promesses : engagement, beau jeu et ambiance. L’ES Besançon, pour son premier déplacement a dû composé sans Alizée Frécon et Line Uno Jensen, toutes les deux blessées. Un véritable casse-tête pour le technicien bisontin. Malgré la qualité de son effectif il a dû revoir ses plans notamment après la blessure de sa demi-centre : Frécon. La longue indisponibilité de la demi-centre danoise, avait déjà posé de nombreux maux de tête à sa prédécesseur. Cependant, Metz Handball, a lui aussi dû composer sans une de ses nouvelles recrues : Tamara Horacek. Selon des sources proches du club, la fédération hongroise bloquerait la qualification de l’arrière gauche messine. Ce qui l’empêche de pouvoir porter la tunique jaune et bleue à l’heure actuelle.

Metz démarre fort, Besançon piétine

Le coup d’envoi donné par le sélectionneur de l’Équipe de France, Olivier Krumbholz, aurait comme rappelé de bons souvenirs à Méline Nocandy, intenable et véritable cheffe d’orchestre de la troupe messine. Elle a distillé de nombreux ballons pour Micijevic, qui comme à son habitude venait transpercer la défense adverse. Défensivement à l’arrêt, lors des 30 premières minutes, les Bisontines ont peiné à trouver la clé pour arrêter les Messines. Offensivement, Besançon n’est pas vraiment plus efficace.« Il nous a manqué de percussion aujourd’hui, on ne s’appuie pas assez sur nos pivots. Nous n’obtenons pas de 7m, parce qu’on ne s’engage pas suffisamment. » souffle Sébastien Mizoule. Avec seulement 11 buts en première période, les coéquipières de Pauline Robert montraient de véritables faiblesses, pourtant pas à l’image de la qualité de leur effectif. « On loupe notre première mi-temps sur l’aspect défensif, quand on est absent face à une équipe comme Metz c’est compliqué. » assure le coach bisontin. Encore plus surprenant, Roxane Frank et Sakura Hauge, ne parvenaient pas à faire les arrêts nécessaires. Une première mi-temps à oublier pour les joueuses de Sébastien Mizoule. (18-11 MT)

Micijevic au duel face à Cuisset et Rosiak. Photo Lucas Deslangles/Handfacts

Les fantômes de la saison dernière sont encore présent à Metz

C’est en début de seconde mi-temps que la révolte Bisontine sonne. En effet, Nosek, Faure et Zazai se chargeaient d’infliger un 3-0 aux messines de quoi se relancer dans la partie (18-14 33′). Le fameux retour des vestiaires de Metz Handball continue de profiter à ses adversaires. Les Messines « restées » aux vestiaires se font cueillir à froid et voient leurs homologues Bisontins revenir à hauteur trois buts (20-17 37′).« J’ai bien aimé la réaction des filles lors du début de la deuxième période. C’est un axe de travail sur lequel nous devons nous appuyer. » positive Mizoule. Ce qui a tout pour déplaire au technicien mosellan. Cependant, un sursaut d’orgueil intervient et l’armada Messine recommence à frapper de plein fouet la jeune équipe de Besançon. Nocandy, Burgaard, Bouktit, Bont, Jacques et N’Gouan chacune leur tour venaient inscrire un but qui va petit à petit sceller l’issue de la rencontre en redonnant un avantage considérable. (28-20 43′) En bonne guerrière, Mairot a pourtant tenté de sonner une dernière fois la révolte avec 4 réalisations coup sur coup. (29-23 55′) Malheureusement, trop tard pour espérer recoller au score. Metz Handball tient sa première victoire de la saison en surclassant Besançon 33-24.

Lucas Deslangles